Comment étanchéifier sa toiture ?

Publié le : 03 décembre 20215 mins de lecture

L’imperméabilisation de votre toiture est une solution nécessaire si vous voulez éviter des problèmes très gênants et potentiellement dangereux tels que l’augmentation de l’humidité et l’apparition de moisissures. Voici un tour d’horizon complet du sujet, avec un accent sur les matériaux, les coûts et les avantages fiscaux.

Étanchéité des toits : quand est-elle nécessaire ?

Le terme étanchéité de toiture désigne la pose d’un revêtement sur la toiture afin de protéger un bâtiment de l’action de l’eau et notamment des infiltrations. Les fuites ont un impact majeur sur l’intégrité d’un bâtiment et, dans le pire des cas, sur son habitabilité. Ces conséquences consistent en une augmentation exponentielle de l’humidité et l’apparition de moisissures. Les moisissures ont un impact esthétique plutôt négatif sur les pièces et peuvent même, à long terme, provoquer des problèmes respiratoires. Une certaine forme d’imperméabilisation est toujours nécessaire pour éviter ces problèmes. De toute évidence, une restauration ou une rénovation est nécessaire si la couche n’est plus en mesure d’arrêter efficacement la pénétration de l’eau. L’étanchéité de la toiture est réalisée par l’application d’une couche de revêtement (également appelée membrane) caractérisée par une porosité minimale. Il existe différents types de membranes. Ils doivent être choisis en fonction des caractéristiques de la toiture et en tenant compte de la présence – éventuelle – des finitions et du bardage. Pensez à habiller vos avant-toits !

Étanchéité des toits : types et matériaux

Membranes bitumineuses : il s’agit de l’alternative la plus largement utilisée. Les membranes bitumineuses sont des dérivés du pétrole, souvent préfabriquées. Ils ont de bonnes propriétés d’étanchéité, mais ne sont pas en mesure de résister aux agents atmosphériques et aux contraintes mécaniques (par exemple, les pas). Pour cette raison, leur installation doit être suivie de l’application d’une protection de surface. Il peut s’agir de simples graviers ou, comme c’est souvent le cas, de pavés. Les membranes bitumineuses sont appliquées au moyen d’une flamme ouverte et constituent la solution la plus économique.

Les membranes polymères : ils sont similaires à leurs homologues bitumineux, à une différence près : ils contiennent des pourcentages importants de PVC ou de polyéthylène. Leur principale caractéristique est leur élasticité, qui leur confère une certaine résistance aux contraintes mécaniques. Inadaptés aux toits recouverts de matériaux bitumineux (par exemple, l’asphalte et le goudron), ils nécessitent également une protection de surface, car ils ne sont pas très résistants aux rayons UV. Dans ce cas également, la pose nécessite l’utilisation d’une flamme nue.

Autres types et matériaux

Membranes auto-adhésives : ces matériaux peuvent être bitumineux ou polymères. Leur principale caractéristique réside toutefois dans leur application « à froid », qui n’implique pas l’utilisation d’une flamme nue. Les membranes auto-adhésives se présentent sous forme de panneaux et doivent être posées comme telles. Ils constituent la meilleure solution si le toit, pour diverses raisons, ne peut pas résister à la chaleur de la flamme.

Membranes autoprotectrices : la principale qualité de ces membranes est leur résistance aux intempéries, aux contraintes mécaniques et aux rayons UV. Ils ne nécessitent donc pas de protection de surface : ils sont totalement autonomes. Cette particularité découle de la présence d’une couche superficielle de matériau solide, qui peut être du cuivre, de l’aluminium ou de l’ardoise. Elles sont également appliquées à froid, ce qui est plus simple et moins risqué que les membranes bitumineuses/polymères. Les membranes autoprotectrices sont le type le plus cher, mais aussi le meilleur en termes de qualité.

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